1) Dans l'acte II, relevez toutes les expressions qui
représentent la passion (surtout comme une défait ou une déchéance).
Qu'en déduisez-vous sur la conception racinienne de la passion ?
Les images des flammes et d’un monstre sont
utilisés pour représenter la passion dans l’acte II. Je déduis que la passion est considérée comme un
pouvoir incontrôlable comme les flammes qui continuent d’élargir et qui sont
mortelles. Personne ne veut pas passer du temps avec un monstre dangereux, ni
agir d’une façon qui est contrôlée par un monstre. Cela suggère que les gens n’ont
pas la capacité de choisir le sujet de leur passion.
2) En quoi est-ce que l'image du monstre joue un rôle dans cet
acte ? Trouvez toutes les références au "monstre" et analysez
l'importance de cette image pour la pièce.
Le monstre joue un rôle dans l’image de la passion. La passion
est dangereuse et comme un monstre, on l’a craint et on n’a pas de control. Dans
Acte 11, Scène 5, Phèdre exprime à Hippolyte, « Venge-toi, punis-moi d’un
odieux amour ;/Digne fils du héros qui t’a donné le jour/Délivre l’univers
d’un monstre qui t’irrite, La veuve
de Thésée ose aimer Hippolyte ! » (vers 699-702). Ici, le mot
« monstre » remplace le mot « passion » pour montrer que la
passion est quelque chose de négatif et de craint. Il est mauvais pour Phèdre
d’aimer son beau-fils (« La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte »). Le prochain vers indique même plus que
Phèdre pense que cette passion est déplorable, « Crois-moi ce monstre affreux ne doit point
t’échapper » (II, v, 703). Le passion ici, est comme un monstre :
affreux, ou laid ou abominable. C’est révélé au fin de son discours que le
monstre (la passion) dans l’enceinte du corps est si horrible qu’elle veut que
Hippolyte l’a tue.
3) Parler c'est agir: Comment est-ce que l'acte de dire
correspond a l'action ici ? En quoi est-ce que la parole (l'aveu) est au cœur
de cette tragédie ?
La confession est généralement une grande partie
de la religion pour quelqu’un qui est Catholique. Dans cette religion, si on pense à une pêche,
c’est aussi mauvais que faire de la pêche. La confession est utilisée dans la
pièce pour fournir un espace où les personnages peuvent s’exprimer et pour au
bout de compte, poursuivre l’action de l’histoire. Avec ses confiantes, chaque personnage
peut avouer leur passion pour une personne. A cause du fait que la passion est
montrée comme quelque chose qui est négative et incontrôlable (e.g. un monstre,
des flammes), la passion est parfois une pêche (comme la passion de Phèdre pour
son beau-fils). Donc, les mêmes règles de l’église appliquent aux aveux des
personnages aux confiants, alors, « parler c’est agir ».
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